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A nos camarades disparus
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 Hassan Yacoubi-Soussane : décédé le 27 septembre 2011 à Casablanca

G Dallais a envoyé ses condoléances et son soutien au nom de la promo à son épouse qui a été sensible à cette marque d’amitié.

La palme AM a été envoyée chez notre camarade Najioullah. Il s’est chargé de représenter la promo aux obsèques de notre camarade et remettra cette palme au mieux des contingences locales

Témoignage de Bouchaib Najioullah

Hassan Soussane a intégré, dès sa sortie de l'École, la compagnie Royal Air Maroc au sein de laquelle il a travaillé une dizaine d'années. Il a occupé avec succès le poste important de Directeur Technique chargé notamment du SAV de la flotte de la RAM. Il a été promu Directeur Général de Royal Air Inter, filiale de Royal Air Maroc qu'il a réussi à faire démarrer et dont il a développé les activités commerciales.

Il a quitté cette entreprise pour créer une affaire personnelle qu'il a dirigée jusqu'à une date récente.

On connaît la suite: la terrible maladie qui l'a très handicapé pendant de nombreuses années.

Les camarades qui ont participé au voyage à Marrakech il y a 4 ans ont pu converser pendant quelques instants avec lui.

Jean-Louis  Cosnefroy : décédé le 10 novembre 2011

Notre camarade a été enterré le 14/11/2011 dans sa ville de Saint-Pois. La cérémonie s’est déroulée dans l’église paroissiale bondée, en présence de nombreuses personnalités, tant civiles que militaires. Les honneurs militaires lui ont été rendus dans un profond recueillement.

La promo avait déposé une gerbe, et était représentée par Martine Lacomblez, Maria et Gilbert Dallais, Anne et Joachim Onillon

Il est prévu d’aller remettre la palme AM sur la tombe de notre camarade lors d’une réunion, après accord de Gaïd Cosnefroy.

Témoignage de Joachim ONILLON - Général (2ème Section)

Souffrant d’une grave maladie rénale, Jean-Louis avait été greffé il y a une vingtaine d’années. Son organisme, fatigué par les traitements anti-rejet, n’a pas résisté à une attaque cardiaque.

Les obsèques ont eu lieu le lundi 14 novembre à Saint-Pois, chef lieu de canton de la Manche, où il avait choisi de s’installer à la fin de son activité et où il a exercé les fonctions de conseiller municipal durant deux mandatures complètes.

La cérémonie religieuse s’est déroulée dans l’église paroissiale comble. Les autorités civiles et militaires, les membres de la Société d’Entraide de la Légion d’Honneur, de nombreux habitants de Saint-Pois, s’étaient joints à ses amis et à sa famille pour honorer sa mémoire. Les drapeaux de plusieurs associations d’anciens combattants étaient présents. Ils se sont inclinés sur le cercueil de notre ami, avant qu’il soit porté dans le cimetière qui entoure l’église pour son inhumation.

C’est avec une émotion très particulière que j’ai assisté à cet hommage et que je me suis associé à la peine de Madame Cosnefroy, de ses quatre filles et ses douze petits enfants. Le jeune enfant de troupe Cosnefroy a en effet rejoint l’École Militaire Préparatoire du Mans le 01 novembre 1950, en même temps que moi et deux autres camarades de la promo An 157 : Jean-Pierre Courau et Michel Bretel, qui nous ont quittés trop tôt. Nous avons suivi le même chemin pendant quatorze ans, jusqu’au 31 mars 1964, quand il est parti d’Oran, où nous servions tous les deux, pour Colomb- Béchar.

En temps que dernier survivant de ce petit groupe de quatre militaires de la promo ( les quatre autres : Barbier, Constance, Dupuy et Schenberg, nous on rejoint en 1956, en classe préparatoire), il m’apparaît comme un devoir de retracer, avec une certaine solennité, le parcours de J-L Cosnefoy, afin que nous en gardions un souvenir précis. Il restera vivant dans ma mémoire comme le sont Courau, Bretel, Dupuy, Schenberg décédés en 1992, 2004, et 2007. Ils ont servi leur pays avec dévouement et ont contribué au renom de la formation Arts et Métiers au sein de l’institution militaire.

Jean-Louis est né le 22/01/1937 à Couville (50).

Le 28/09/1957, il s’engage pour cinq ans, au titre du 1er BMRG à Vincennes, pour être détaché à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Arts et Métiers d’Angers. Diplômé de cette école, il est nommé Ingénieur de 3ème classe du Cadre de Direction du Matériel de l’Armée de Terre à compter du 01/10/1961, et admis à l’École Supérieure et d’Application du Matériel à Fontainebleau.

Le 01/11/1962, il est affecté en Algérie, à l’établissement du Matériel d’Oran où il est responsable d’un important magasin de rechanges destiné à la maintenance des matériels du corps d’armée. Il est promu Ingénieur de 2ème classe le 01/10/1963.

Le 01/04/1964, il rejoint à Colomb-Béchar, l’établissement du Matériel, puis le 01/04/1965, le Centre Interarmées d’essais des engins spéciaux. Il y étudie les moyens de trajectographie mis en œuvre sur les champs de tir de Colomb-Béchar et Hammaguir, pour le suivi des lancements des différents types de fusées qui sont expérimentées. Il est promu Ingénieur de 1ère classe le 01/07/1967.

Du 01/09/1967 au 30/11/1968, il suit les cours  de l’École des Applications Militaires de l’Énergie Atomique de Cherbourg. Puis, du 01/12/1968 au 31/12/1970, il est stagiaire de l’Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique. Il complète  sa formation militaire ainsi que sa spécialisation technique au Cours Supérieur Engins et Missiles. Le brevet de l’Enseignement Supérieur Militaire lui est attribué le 01/12/1970.

Le 01/01/1971, il est affecté au 17ème Régiment d’artillerie de Biscarosse, comme chef d’antenne de la section technique de l’Armée de Terre. IL participe aux essais des missiles effectués au Centre d’essais des Landes. Il acquiert une grande compétence  dans le domaine des systèmes d’armes qui vont prochainement équiper le corps de bataille, notamment de ceux constitués autour du missile Pluton et du missile sol-air Roland, tous les deux tirés à partir de véhicules blindés chenillés dérivés du char de bataille AMX30. Il s’affirme comme un éminent spécialiste de l’artillerie nucléaire.

Le 01/07/1974, il es affecté à l’Établissement régional du Matériel de Châlons-sur-Marne, à la tête de l’atelier destiné à assurer la  maintenance lourde de l’artillerie nucléaire Pluton qui vient d’entrer en service. Il est promu Ingénieur principal le 01/07/1975.

Le 01/12/1975, il prend le commandement de la 1ère Compagnie de soutien d’artillerie nucléaire à Mailly-le Camp. Le 01/01/1976, il est intégré dans le corps des officiers des Armes avec le grade de commandant. Par sa compétence, son sens de l’efficacité et son autorité,il insuffle à son unité rigueur et dynamisme.

Le 01/02/1978, il rejoint la mission militaire française d’assistance en Arabie Saoudite, comme officier de liaison auprès du Service du matériel saoudien. Il est promu lieutenant-colonel le 01/07/1979.

Le 01/06/1980, il est affecté au Contrôle Technique du Matériel de l’Armée de Terre, comme chef de la section électronique et systèmes d’armes. Fort de sa grande expérience dans ce domaine, il impose des méthodes de contrôle rigoureuses et justes.

Le 01/07/1983, il prend la direction de l’établissement régional du Matériel de Châlons-sur-Marne. Très bon manager, il est promu colonel le 01/10/1983.

Le 01/09/1985, il rejoint l’Inspection du Matériel de l’Armée de Terre, comme officier inspecteur, puis chef de bureau et enfin chef d’état-major.

Le 01/01/1990,il est affecté au commandement et direction de la 1ère Région Militaire à Saint-Germain-en-Laye.

Le 01/03/1991, il reçoit le commandement de l’Ecole Supérieure et d’Application du Matériel à Bourges. Il est nommé général le 01/09/1991.

Sur sa demande, il est placé en congé spécial du 01/09/1993 au 21/01/1995 ; le 22/01/1995, il est admis dans la 2ème section du cadre des officiers généraux de l’Armée de Terre.

Officier de la Légion  d’Honneur, officier de l’Ordre National  du Mérite, le général Jean-Louis Cosnefroy a accompli une très belle carrière, tant d’ingénieur que d’officier.

Malgré les difficultés de santé qu’il a éprouvées au cours de ses dernières années d’activité, il a suivi avec ténacité et un sens très vif de ses obligations, la ligne qu’il s’était tracée Il a continué à fixer clairement les objectifs à atteindre et à s’assurer de leur exécution. Son action déterminée dans le sens de l’efficacité a marqué les jeunes officiers formés à Bourges pendant son commandement.

Il a fait honneur à la promotion An 157.

Témoignage de Jean Besselère

Sans doute depuis 1997 à Angers, où j'ai revu Jean-Louis et Gaïd , d'autres camarades sont restés plus proches d'eux …

Pour ma part je dois évoquer l'année 1958 où nous étions ensemble à l'UNEF, à l'Association des Etudiants d’Angers, avec quelques militants de la Faculté catholique de cette bonne ville d'Angers. L' Ecole nous permettait d'être sursitaire quand d'autres  jeunes hommes de notre âge étaient en Algérie.

Jean Louis y a fait preuve d' Initiatives Culturelles audacieuses, pertinentes, et courageuses.

Au point une fois de se retrouver une semaine aux arrêts de rigueur dans une caserne proche, où une visite avait quand même été permise. Sans lui à l'époque qui aurait invité  Jacques Fauvet, Jean Marie Daumenach, Lanza del Vasto, tel chanteur de blues « noir de peau » et d'autres noms oubliés ?

Après relecture attentive en octobre de son importante contribution au bulletin de décembre 2010, alors que sa présence était annoncée pour le 21 novembre 2011, Jean-Louis méritait que ce travail soit rappelé pour être apprécié en sa présence, mais non en témoignage de sa disparition. Le relire encore c'est être avec lui. Ne pas lire comme une thèse pour adhérer ou non à une conclusion.

Lire aussi au hasard des pages et noter tel souci extrême de précision, de cohérence de probité.

Une méditation ambitieuse « qui ne vaut que pour être pensée au moins une fois » …

Page 18 : « Ami lecteur ne vois dans cette réflexion qu'un très modeste point de vue » …

« Comment être plus proche de nous par la pensée ? »

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